Tourmente

Tourmente

après l’observation d’un tableau de Patrice Koutchevsky : « Orage »

Je ne m’ennuie jamais. Les contraintes quotidiennes de l’existence ne me le permettent pas, et il conviendrait, sans nul doute, que je les remercie pour cela. Une course irrésistible, effrénée, m’entraîne à la remorque de mes idées noires, dont je ne serai jamais le maître. Mais … le noir est-il vraiment ma couleur, mon choix de vie ?

En fait, je m’y complais, me blottis, me love. Je m’y suis bâti un havre, abri ambigü mi-palais mi-piège, je jouis et souffre de cette attirance malsaine. Morbide, ainsi va ma vie, mélancolique, pesante.

Je me berce du bleu de mer, glissant avec lui entre mes sentiments. L’océan les exacerbera et les conduira à se provoquer, à se confronter, à s’autodétruire.

Seul un col, entre les monts changeants de mon cafard, peut encore m’inciter à me poser dans une halte salutaire. Il participerait à l’instant de survie, je donnerais le coup de pied au fond de ma chute, pour ressurgir à la vie.

Mais le noir sera vainqueur. La vie, ma vie, aura changé. L’ennui, plus terrible encore, va gagner du terrain, tout immerger.

Loïc

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