Qu’était-ce ?

D’aucun(e)s y ont vu des objets usuels variés, d’autres ont divagué très joliment dans leurs nuages … Cette photo était celle, selon les croyances, d’un « gri-gri », ou d’un soutien de prière. Il mesure environ 20 cm de long, et a un diamètre de 3 cm. Cela se passait (et se passe sans doute encore) en Amérique du Sud. Lorsque les paysan(ne)s travaillaient dur, ils avaient besoin de repos, besoin de souffler et de se ressourcer.

Ils ont alors fabriqué cette crèche portative; à la ceinture, le cylindre de bambou. A l’occasion d’une pause, on ouvre, et l’on salue tous les personnages de la crèche de Noël, avec une parole pieuse pour chacun. Et le moral remonte …

Bambou ouvert

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Un objet mystérieux : ma proposition.

Voici ce que j’ai imaginé, concernant l’objet dont j’ai publié la photo … J’avais bien sûr écrit mon texte avant d’avoir la solution, dans une photo que je publierai demain.

Un tube décoratif, semble t’il. Une décoration colorée, qui pourrait être un outil de prière. Un culte vaudou, peut-être ? Dans une contrée où poussent beaucoup de bambouseraies ?

Rien ne bouge à l’intérieur, quand on le secoue. Soudain : un dessin arrondi, d’un joli vert, me sourit malicieusement.

J’y placerais bien, à l’abri, des graines de plantes à paradis, pour les forcer à germer.

Ou bien : Je le saisirais à deux mains et j’approcherais les lèvres à une extrémité. J’ai cru en effet apercevoir une anche de flûte.

« El condor pasa », et les rêves s’envolent.

Un ormeau ? mais non, voyons !

Vous vous souvenez, de cette photo, commentée par Françoise ?

Eh bien, désolé, moi je n’y ai pas vu d’ormeau…

et en ai fait une sorte de conte :

Deux inséparables s’aimaient d’amour tendre. Chacun adorait sa chacune, comme dit la chanson, et le masculin s’accordait comme il se doit avec le féminin.

Mais la maîtresse de maison, croyant bien faire, les avait installés sur un joli coussin, et devant une chaude tapisserie qui mettait en valeur leur beau plumage. Hélas, la douceur si accueillante attira aussi Mistigri, le chat chéri de la maison. D’abord bien reçu, le matou se révéla vite être une gêne pour nos deux roucouleurs : Il remuait la queue, faisait sa toilette, ronronnait, se grattait. Il fallait chasser l’intrus, et vite, sinon finie la belle vie !

Le bébé crocodile, de l’animalerie du coin, eut vent de l’affaire, et se proposa : A peine se fut-il lové près du chat, que celui-ci bondit et disparut.

Mais l’inséparable, vous le savez bien, est naïf.

Bébé crocodile, lui aussi, sauta. Si, si, un crocodile peut le faire, avec un peu de bonne volonté et si on croit aux sornettes. Croc croc, il fit leur affaire aux pauvres amoureux…

Moralité ? aucune, bien sûr. Qu’est-ce que vous croyez ?

Je vis …

Je vis…

Inspiré par « l’Aleph », de Jorge-Luis Borge : voir ICI

Je vis, dans un immense lointain de pierres grises, un gigantesque Oméga, arc-en-ciel sublimé par un horizon de feu, rouge et jaune.

Je vis le panorama des sept couleurs qui s’étendait sur les dunes incandescentes, et je vis les pointes majestueuses des Pyramides, qui étendaient leurs ombres sur les hommes écrasés, étouffés.

Je vis les jeeps et les camions à croix gammée qui fouillaient l’océan de sable, et je vis les soldats de Rommel, comme des statues grisâtres, et les têtes secouées par les soubresauts et les cahots. Je vis dans les yeux les larmes, et les peurs, et les horreurs du vécu.

Je vis, bâché, le camion de la peine, de la douleur, qui sentait la mort ; des croix cachaient les corps.

Et je vis enfin, qui fermait le convoi, le grand camion-plateau où se serraient pour ne pas tomber les prisonniers harassés, aux yeux hagards.

Je vis les sourires, qui avec encore un peu d’espoir tentaient de partager la petite lumière d’optimisme. Je vis que tous les hommes avaient aperçu en même temps la grande Pyramide, dressée comme l’Alpha du début de leur existence.

Je vis que l’Oméga resterait leur fin, leur désespoir, mais que l’avenir serait à l’abri, à l’intérieur de la sépulture de Toutankhamon, tout près de l’Alpha.

Je vis enfin que j’avais tout lu à l’envers, il me fallait tout recommencer, le cours d’une vie, d’Alpha à Omega.

Je vis, avec une conviction de pierre, que de là où je partirais, plus aucune guerre ne surgirait.

Loïc (à suivre…). Atelier « l’écume des mots », Fouesnant

 

photo : animal à identifier voir photo plus loin…

Ormeau

Cette photo de mon agenda, me plait, je la trouve belle,  cet animal aquatique a  des yeux protubérants à tentacules, des couleurs pastellisées . C’est un ormeau!!!

Sans doute avez-vous trouvé sa coquille à la plage…au large des rochers de Mousterlin.

Mais comment peut- on le tuer, le battre pour attendrir sa chair délectable dit-on? moi je le trouve BEAU alors je vous propose le CLUB des amateurs d’Ormeaux , chaque membre s’engagerait à les protéger, un prix photo serait attribué chaque année.

Françoise R’

 

 

l’alpeh selon J L BORGES

Je vis les continents s’éloigner les uns des autres et la mer occuper ces espaces libérés.

Je vis le cheval  » Equus » grand comme un renard,  muter , grandir, se mettre à marcher sur les ongles pour devenir cette merveille qui me fait battre le coeur.

Je vis les reptiles sortir de l’eau et devenir les oiseaux dont certains :le fou de Bassan, le pétrel, le pélican ont gardé l’aptitude de voler dans l’eau.

Je vis des myriades de  gouttes de pluie devenir diamants sur les toiles d’araignées.

Je vis l’homme perdre sa face simiesque , redresser sa colonne vertébrale, renoncer à l’appui des membres antérieurs : voici « homo erectus » qui, de cueilleur a découvert le feu puis les armes et la guerre.

Je vis le loup renoncer à sa liberté pour rester auprès de l’homme.

Je vis les guerres se succéder, toutes plus sanglantes à chaque fois.

Je vis les hommes jurer: plus jamais çà,  mais recommencer 20/30 ans plus tard pour venger leur honneur soi-disant bafoué.

Je vis des enfants jouer dans les cours d’écoles en guettant le ciel.

Je vis des cohortes de réfugiés, manger de l’herbe, sucer des écorces, du cuir, tuer leur chevaux, leurs chiens et parfois manger leurs semblables mourants.

Je vis un homme poser le pied sur la Lune, au loin la terre , la planète bleue , avait l’air bien innocente et pure.

Je vis les globules blancs d’un malade réagir , entourer le mal pour le phagocyter.

Je vis les magouilles des laboratoires se détournant  des maladies orphelines.

Je vis les femmes accéder à des métiers modernes, je les vis prendre des responsabilités.

Je vis des sourires d’enfants, beaucoup de sourires.

Françoise R’                                                                                 à suivre…