dialogue au musée bigouden

Deux employées …

  • aie, aie, aie, la fin des classes, les loupiots vont venir
  • m’en parle pas! j’en ai déjà la migraine
  • le pire! les marmots qui collent leurs doigts gluants aux vitrines
  • moi ce sont les minettes , pimprenelles qui passent leur temps à se mirer dans les vitrines: elles m’agacent!
  • oui et en plus elles ne regardent rien de rien!
  • ah ces bambins qui vont , viennent, courent , escaladent partout
  • d’ici deux mois ce sera fini, les lardons à l’école!
  • pauvres instit, 6 heures  par jour à les occuper.
  • Finalement on est mieux ici.

Françoise R

les petites bigoudènes

Moi aussi j’aimerai aller danser, de la veine elles ont les copines!

J’ai promis à Maman de garder Jeanne et Marie qui est lourde , elle me scie le bras, elle a trop mangé de lichouseries à la fête.

Ah! … si je pouvais rejoindre ma copine Séraphine, elle a ôté ses souliers, ni l’une ni l’autre nous  n’aimons les souliers sauf nos boutous coat, nous sommes légères , plus légères et plus lestes que les autres.

Rosalie est comme moi, chargée de sa soeur posée sur sa hanche.

Elle fait peine à voir, elle marque la mesure, les copines chantent de leurs voix aigües.

ET si… oui! …si l’une de nous gardait les 3 petiots l’autre danserait puis on changerait.

J’en parle à Rosalie, ses yeux brillent, super, elle bondit et se joint aux copines. Les petiots avec moi vont se partager le chouchou de Jeanne .

tourne le ronde, tourne.

Françoise R’

chemin…

A peine nés il faut prendre le chemin de la vie , « un long chemin » espèrent nos parents. Certes nous aurons du chemin à faire, chemin faisant nous ferons de belles rencontres avec qui nous resterons un bout de chemin.

Parfois nous aurons envie de dévier du droit chemin  mais nos proches n’iront pas par quatre chemins pour nous remettre dans le chemin.

A mi -chemin nous ferons une pause avant de repartir en espérant que rien ne se mettra en travers de notre chemin. Il se peut que nous cherchions à retrouver notre chemin après les bouleversements de la vie .
Cahin caha nous ferons un petit bout de chemin avec l’un, l’autre . Nous saurons quand il faut passer notre chemin puis nous irons apaisés vers le chemin sans retour , riches de tous ces chemins de vie.

FrançoiseR

Sur les chemins….

Tous les chemins mènent  à Rome, c’est ce que l’on dit. Eh bien, je me lance le défi, je vais partir à Rome !. J’ai déjà fait le chemin de Compostelle, je décide donc pour entamer ce périple de prendre le chemin de fer. Facile, ce sera un chemin tout tracé. Ensuite, je prendrai le chemin des écoliers. Peut-être que d’autres personnes feront un bout de chemin avec moi. A mi chemin, nous trouverons une auberge pour y passer la nuit, car il faut se méfier des bandits de grands chemins qui pourraient se mettre en travers de notre chemin, et ils n’iront pas par quatre chemins pour nous dépouiller. Ce voyage ne doit pas être un chemin de croix, mais le chemin de la victoire.

Comme un jeu

Mon premier c’est un marin,

avec des étoiles plein les yeux et le cœur en fête, prêt à embarquer.

Le deuxième c’est un barbu,

pipe en bois et sourire aux lèvres, il tient bon la barre.

Le troisième c’est un bossu,

et se cache au fond de la cale avec les rats pour boire en douce son tafia.

Le quatrième est un boiteux,

toutes les heures, il clopine sur le pont du pied droit en s’inclinant côté bâbord.

Le cinquième est un sonneur,

bien content de ne jamais embarquer à bord de ces rafiots qui sentent la morue.

Hélène.

 

 

 

DEHALER acrostiche

D ebout et tiens bon la barre

E coute le vent qui gonfle les voiles.

H isse haut, les yeux sur l’horizon

A llons toujours droit devant

L a mer est belle aujourd’hui

E tarquer  en tirant fort sur les cordages

R etour au port  et poser son sac à terre.

Hélène.