La dame indignée


La dame indignée (Doisneau, 1948).

Madame Le Coz : « Venez voir, Madame Doisneau, mais venez donc voir celle-là, donc, eh ben elle n’est pas gênée !
Madame Doisneau : – Bof, pas grave, ça, non ? Je ne vois rien ici de choquant, moi.
Pour vous, oui, mais c’est sans doute parce que je vis à Paris depuis plus longtemps que vous, ma bonne dame…
– M’enfin, ce postérieur, en plein milieu du tableau, vous trouvez ça artistique ? Et gros, gras, et tout flasque… On dirait un derrière de cheval ! Un joli tableau comme ceux pour les salons, avec des bateaux au bord de la mer, voilà qui aurait été tellement plus beau…
Madame Doisneau : – Bon, ça change de votre ordinaire, ça c’est sûr. Mais elle a des formes comme on dit, cette femme. À son époque, c’était la mode, cela faisait partie des canons de la beauté, vous savez.
Madame Le Coz : – en tout cas elle, pour être canon, pfuui… Elle aurait mieux fait de refuser de poser.
Madame Doisneau : – Mais … peut-être bien que les hommes, eux, … apprécient, non ?
Mme Le Coz : – Ah ben alors, si les hommes apprécient, alors… !

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Le goûter des mères (Doisneau, 1944)

Le goûter des mères. (Doisneau, 1944)

Oh ! mais vous voilà aussi, Madame Le Coz ! Ah ! dès qu’on peut, il faut les sortir !
On n’a pas eu beaucoup d’occasions ces temps derniers : entre les bombes non explosées qu’il fallait désamorcer, les tempêtes… « Tempêtes de feu et de sang », disait-on à la TSF.
Vous avez vu comme ils sont nombreux ?
Qui donc ?
Mais… Les bébés ! Et en bonne santé, en plus ! Les sortir, les sortir, tout le plus possible, attention au rachitisme.
Allez, une tournée d’huile de foie de morue !
Vous savez, on pourra les nommer « les enfants de la guerre », et les jours que nous vivrons bientôt seront ceux d’une formidable explosion démographique.
En attendant, l’espoir revient, Mesdames. En 18 mon père évoquait « la der des ders », alors faisons tout pour que cette fois-ci ce soit vrai…

Doisneau: dans le train Paris.Juvisy.Palaiseau.Massy

Jeune homme : JH

Jeune fille à la robe claire : JF

JH: dire que je l’ai suivie depuis le jardin des plantes, j’ai pris le 22, et me voilà mais pas de place à côté d’elle!

JF: s’il croit que je ne l’ai pas repéré! il est maladroit, je lui déconseille un métier avec filature.

JH: prochain arrêt: Juvisy pourvu qu’elle ne descende pas …

JF:Je descends là, quand le contrôleur est passé j’ai vu son billet, il continue encore…

JH: Zut elle descend, fin de la romance.

FR’

Doisneau: la dame indignée.

Mme legalou

-regardez voir cette ehontée

bof, c’est un nu cela vous choque?

oui c’est à la vue de tous, petits, grands, j’en frémis

c’est de l’art Mme Tapis, cela ne me fait ni chaud ni froid vous allez au musée et vous payez, ici c’est gratuit!

mais enfin Mme Legalou si  vous passez avec vos enfants?

bof, ils en ont vu d’autres , si ça se trouve il sregarderont le chien de cet autre tableau et ne lèveront pas les yeux sur ce nu

incroyable!  moi je vais aller à la Police pour faire dresser un constat d’outrage à la pudeur

à votre guise Mme tapis mais à mon avis ils vont vous rire au nez.
FR’

Doisneau : la pesée des bébés.

 

Ouf! ledernier !  soupire la nurse en hissant le bambin joufflu:

-tu es bien lourd toi!

Peu après les mamans ayant récupéré leur bebé se réunissent pour un goûter papotage.

  • Moi le mien,il fait 6 kg, il a pris 900 g
  • La mienne a un  poids stable , elle court beaucoup
  • Et vous Valérie ? vous avez un trair tristounet…
  • Ernest il a encore grossi, il dépasse la courbe…
  • la nurse a dit: régime mais il a faim
  • Ne l’écoutez pas Valérie, quand il marchera plus, il s’affinera…
  • un régime elle divague cette pin up!
  • Vous croyez ?j’ai réduit les sucres, les féculents , vous me rassurez … il va avoir un tricycle sous peu alors il fera du sport.
  • Mais oui valérie, prenez eun cake, à la prochane pesée il sera dans la courbe.FR’

 

ALPAGA curieux

  • Que se passe-t-il pourquoi tous ces passants devant ma vitrine?
  • Regardez Mr Binocle, un alpaga, il est entré , il est derrière le présentoir.
  • Misère!un alpaga, il est beau mais pas à sa place.
  • On fait quoi patron?
  • J’ai une banane , je vais l’attirer et le faire sortir
  • L’alpaga renifle le fruit, crache dédaigneusement, il va deci delà sans heurter quoi que ce soit.
  • Mr Binocle rassuré la laisse faire, il appelle le 115 qui envoie un véto et la police.
  • Un honne essoufflé , rouge arrive…
  • Ah mon Hanninbal te voilà… il l’enlace ,son animal le lèche.
  • L’homme s’excuse, demande si Hannibal a fait des dégats?
  • Il croche le cou de son Alpaga et tous deux s’en vont. L’animal gambade de joie.
  • Deux heures plus atrd mr Binocle décrête:
  • on devrait l’inviter de temps en temps, regardez les ventes de cet après midi!

 

Françoise

 

Un alpaga dans la boutique !


L’alpaga dans la boutique.

L’animal, le bougre, a poussé l’opticien, qui n’avait pas l’air content du tout. Puis il a décidé qu’une paire de lunettes lui plairait bien, pour se démarquer dans son troupeau. Choix difficile, au départ : tant de montures … il faut que ça aille à mon museau… Ensuite, les verres : teintés, ou non ?

L’opticien s’est remis de son accrochage avec l’alpaga :

– « Je vois que vous avez besoin de lunettes, ma brave bête. Nous allons donc nous occuper de vous. Comment voyez-vous la femme, sur le tableau, en face de vous ?

– Et bien, assez floue.

– Alors, regardez bien : c’est moi qui l’ai équipée. Je fabrique des lunettes de toutes sortes, pour n’importe qui…

– Je ne suis pas n’importe qui, dites donc, Monsieur l’opticien !

– Et moi non plus, proteste la dame du tableau.

Mais l’opticien, tout à coup, semble très contrarié :

– On a besoin, pour des lunettes confortables, d’un nez comme il faut, d’un espace interoculaire  correct, et surtout, pas de poils !

L’alpaga a compris, la colère monte. Il arrache les lunettes de l’opticien, qui hurle :

– Non, je ne vous ferai pas de lunettes, non ! Même pas des lentilles de contact ! Allez vous raser, d’abord, ensuite j’irai vous chercher, dans votre cirque !