Horde de chevaux en Mongolie (essai)

Mon ami Ben est revenu de Mongolie avec une multitude de photos.

Il me propose d’en visionner quelques unes sur son ordinateur.

Je vois « album MONGOLFIERES » et lui demande d’ouvrir ce dossier.

La première photo montre une horde de chevaux sauvages galopant sur une steppe jaunie par le début de la sècheresse.

Ils sont environ une dizaine.

Entendant le souffle de la flamme de la mongolfière, certains chevaux penchent la tête sur le côté, d’autres s’écartent les uns des autres, apeurés mais intrigués.

La couleur de leur robe rappelle les feuilles d’automne.

Tableau: ABORIGENES. A quoi pense-t-on

L’artiste  est dans tous ses états: il vient de recevoir le chef suprême d’une des tribus aborigènes qui marie sa fille unique dans un mois. Il a quartier libre pour confectionner la robe de mariée dans la plus pure tradition.

Les couleurs seront dans les bruns dégradés,  orange, ocre, jaune et blanc.

Il se rend sur la plage pour trouver l’inspiration. Il trace un grand rectangle, mélange les grains de sable, petits et gros et trace des sillons. Le soleil fait briller ces petits cailloux. Très inspiré par ce résultat, il rentre chez lui et fébrilement recherche le tissu qui servira de support. Un brun chaud, se dit-il. Puis, il pose de ci, de là, des petites perles de différentes couleurs: jaune, orange, rouge, ocre et blanche. Inlassablement, il recommence…petits carrés, ronds, losanges….non, il n’est pas satisfait.

Fatigué, il va prendre l’air et là ……Eurêka…. il l’a son idée !!!Il pose les petites perles en lignes horizontales, le résultat est magnifique.

Tout excité, il saisi le morceau d’étoffe brun et toute la nuit, il va peindre dessus des petits points représentant son ébauche.

Le lendemain, il regarde son travail au soleil levant: les petits points brillent sur le tissu léger qui ondule sous la brise. Il peut enfin confectionner la plus belle robe et la  mariée sera magnifique.

Heureux, il pense déjà à ses nouvelles créations et à son avenir qui s’annonce radieux.

Impression :Des lionnes (2ième tableau)

TEXTE DE Nicole COME

Dans la savane Africaine, à l’heure où le soleil commence à rougir, des lionnes tapies sous un arbre, se réveillent, s’ébrouent, reniflent l’air.

Le lion, à l’écart, les surveille du coin de l’ oeil. Le maître des lieux attend tranquillement son festin…..

Un troupeau de gnous approchent…. Ils font un bruit assourdissant. Ils courent en rangs serrés. Soudain….. l’un deux s’écarte, est -il fatigué? est -il malade?

Les lionnes se regardent, attendent, se lèvent doucement, mettent leur stratégie en place, puis, l’encerclent.

La plus vaillante lui saute à la gorge. Le sort du pauvre gnou est joué. Triste fin.

Entourée de ses congénères, elle rapporte sa proie sous l’arbre. Après quelques excitations, chacune dégustera sa part sans oublier de laisser la part du lion.

Enfin repues et détendues, elles pourront dormir.

Que la nuit est douce !

L’ondoyant nommé ainsi par Nolwenn

Ah , m’y revoilà, d’abord j’examine ce que j’ai fait la dernière fois: les points ont bien séchés, ils sont bien restés bombés ( je mets un ingrédient secret pour avoir cet effet) , les couleurs ont tenu. Quel plaisir de s’y remettre!d’abord rafraîchir les couleurs, piler, écraser, mélanger , ajouter de l’eau, étirer les mélanges.
Aujourd’hui je vais placer les lignes blanches qui vont donner de la force, orienter le regard, j’aime casser ce parcours visuel, fracturer le balayage.

Là, vous voyez une ligne en forme d’aile d’oiseau , c’était après un épisode triste alors j’ai voulu provoquer un essor.

Je travaille petit à petit, sans hâte, des pensées m’accompagnent parfois c’est comme une prière  tant j’envoie des pensées positives à l’un ou l’autre.

C’est ma vie que je représente.

 

Françoise R’

qu’est ce que c’est… atelier Nolwenn Jan

excellente question Magdeleine! Tout est possible…

Moi ,j’y vois des silhouettes abritées dans une grotte , des visages éclairés ça et là , une ouverture sombre au loin.

Que font ces gens?

Se cachent-ils d’un extérieur hostile?

Célèbrent-ils quelque chose?

Ont-ils peur? sont-ils joyeux?

La femme ici à gauche , de profil, est-elle une messagère?

Un museau d’ animal à droite , est-il dessiné ?

Cette caverne dégage une atmosphère douce, envoûtante.

J’aimerai la trouver.

 

Françoise’

Togo-Brésil

 

TOGO – BRESIL

Toute offrande est un don du Ciel auquel ils croient encore,

Occupés tout le jour à survivre,

Gagne-petits lorsque par miracle ils trouvent une miette;

Organisme Togo-Brésil, leur espoir,

Bouée sur l’océan de leur misère,

Reflux vers leur enfance innocente et joyeuse.

Evadez-vous si vous le pouvez encore,

Serviteurs impuissants de l’ordre mondial …

Illusions perdues, mais

Liberté, toujours, dans leurs yeux.

Loïc

Un jeu en pointillés

Selon un tableau inspiré par l’art aborigène exposé à l’OMT 

Sous un majestueux baobab, l’école est réunie. Il fait chaud et les enfants sont assis sagement en cercle. Le maître d’école lui chantonne doucement pour rythmer le jeu tandis que chacun se concentre sur des lignes colorées tracées à la surface d’un sol de poussière ocre rouge.

Les enfants ont appelé ce moment « le kangourou prisonnier ». Eux-mêmes sont les lézards verts et chacun doit prouver son courage en courant selon des chemins sinueux longues lignes pointillées vertes et jaunes. Le kangourou, lui symbolise le monstre du désert et suit d’autres lignes noires régulières comme des passages cloutés. Et justement, s’il  s’écarte des clous, un policier (le maître d’école) le siffle et l’arrête illico pour lui dresser un procès-verbal. Mais le kangourou a un lézard avocat qui intercède en sa faveur en se dépouillant petit à petit de ses ornements peints sur son dos jusqu’à se retrouver tout nu dans une case (prison) écarté du jeu.

Un autre petit lézard vert sera t’il prêt à sortir de ses lignes établies pour lui comme une carte routière et se risquer hors de la zone sécurisée ?

Attention à toi petit enfant, emprunte toujours les passages cloutés quand tu seras en ville.

 

Hélène.