Qui est cet homme… Imaginez…

Pas facile, il a du caractère, il en impose. il est difficile de lui donner un âge, entre 50 et 60…

veste et chemise bleues ce qui fait ressortir le bleu de ses yeux.

Homme élégant, attentif aux détails tout en ayant l’air décontracté.

Que peut-il faire ? banque non…militaire non, il n’aurait pas souri et aurait eu une posture martiale.

En fait je sais tout cela car je viens de lire  » Ne t’enfuis plus » c’est Harlan Coben. Plusieurs de ses livres sont tournés en thrillers.

Françoise R’

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Un arbre va être coupé chez vous , c’est une injonction du Maire…

NON, mais il rêve le maire!

Pas de fils électriques à proximité, les branches ne gênent personne.

Mais Madame , me déclare le jardinier de la ville, vous n’êtes pas la seule …

Je vois mais cet eucaptyus est au milieu de mon jardin , il a été élagué il y a 5 ans. Il restera là.

Le jardinier bien embêté relève:

si on le coupe gratuitement cela irait?

Non, c’est non, dites-le au maire.

Le jardinier poursuit : mais vous avez plein d’arbres dans votre talus, un de moins cela ne se verra pas§

Non, non, les arbres sont des refuges pour les oiseaux.

Le jardinier part tête basse

Affaire à suivre…

Françoise FR’

L’œil

Le paysage était était splendide au point de rendre l’Homme tout petit, écrasé par tant de beauté. Dans cette immense grotte je remarquais soudain la lune s’avancer jusqu’à devenir un œil au milieu d’une ouverture dans la roche. J’étais fasciné par l’étrangeté , le mystère de la nature, le raccourci des légendes qui me ramenait à Homère. J’étais Homère, en face de moi j’avais l’œil du cyclope prêt à me dévorer comme les compagnons d’Ulysse. Si j’avais de quoi me cacher dans les buissons autour de moi, comme dans le récit, je n’avais rien pour me défendre, pas un pieu, pas de feu. Intrigué, je regardais le phénomène qui allait peut-être m’emporter dans une aventure dangereuse et mortelle. Cette vision faisait peur, malgré la beauté dégagée par ce spectacle dantesque qui me poursuivait partout où je me dirigeais. Serait-ce ma conscience qui me contemplait comme l’œil qui regardait Caïn?

Malgré moi, je continuais à regarder cet œil inquisiteur qui semblait vivant, tant il se déplaçait lentement avec insistance. Je ne fus libéré de cette vision inquiétante, quand enfin, au bord de l’ouverture de la roche, l’œil en coin sembla loucher pour retrouver à nouveau la réalité que je n’aurais jamais dû quitter, dans un éclat de rire.

Gérard

La grammaire est une chanson douce

C’est jour de manif!

Toute la population a quitté son habitation, sa case, pour voir et soutenir les enfants qui n’ont pas classe aujourd’hui. Ils sont dans la rue et manifestent contre Mr Nécrole. Mr Nécrole vient de donner des consignes inacceptables pour toute la population. Désormais, pour communiquer, il n’autorise que 12 mots, 12 verbes … pas de mots de liaison, pas de noms, d’adjectifs, etc… C’est impensable! Les enfants ne peuvent plus travailler en classe. La maîtresse Melle Laurencin est découragée. Elle ne sait plus comment enseigner les différentes matières, parler, expliquer en n’utilisant que ces 12 verbes imposés. Pour que tout le monde se comprenne, les verbes doivent être reliés entre eux par d’autres mots.

Les enfants sont entrés en résistance. Ils ont préparé des pancartes portant noms, adjectifs, articles, adverbes … qu’ils promènent dans la ville. La maîtresse est en tête du défilé, le dictionnaire sous le bras. les grands élèves brandissent les pancartes, les autres tapent sur des casseroles ou des percussions de fortune.

Mr Nécrole, avec son porte-voix, répète sans arrêt, de sa voix de stentor la liste des mots autorisés. Il accuse Melle Laurensin de rendre ses élèves bavards et paresseux.

A la fin de la journée, fatigués par la longue marche, mal chaussés, et assoiffés par la chaleur torride, s’arrêtent place de l’Indépendance et déposent leur pancarte contre les cases.

Mr Nécrole et ses souteneurs menacent de tout renverser, de tout brûler, sous les huées des parents et les cris des enfants. Le gouverneur et ses partisans, peu nombreux, repartent la tête basse.

Melle Laurensin essaye de rassurer ses élèves et pense qu’ils pourront très vite utiliser des mots nouveaux. Les enfants joyeux se rendent alors sur la plage, sous les cocotiers.

La situation devrait s’améliorer!

La révolution des mots…..

Le président de l’île de Motus a exigé que dorénavant, les enfants étant trop bavards, ils devront employer les mots autorisés comme :

naître, manger, boire, pisser, déféquer, dormir, divorcer, se marier, travailler, vieillir, mourir, acclamer.

Je suis journaliste à radio Tam Tam, et mon patron m’a demandé de couvrir cet événement particulier car ce sont les enfants qui ont décidé de se rebeller contre ces mots.

La foule est dense place de la résistance, les enfants arrivent en brandissant leur pancartes, accompagnés de leur maîtresse, mademoiselle Illona , et sous les applaudissements de leurs mamans.

Bouba et son équipe brandissent une pancarte où sont marqués les mots : ananas, mangue, banane, eau. coca

Sur la pancarte de Fêt -Nat et ses copains, on peut voir: cueillir, déguster, bouffer, siroter, danser

Andrianina, le plus intello de la classe a inscrit : cahiers, stylos, craies, tableaux, tables, chaises.

Adeline, ses copines, et mademoiselle Illona, dansent au rythme d’une samba et montre au public qui applaudit les mots suivants : vivre, voyager, voter, avorter, s’amuser.

Tatiana et ses amies ne savent pas encore bien écrire et ont mis sur leur leur pancarte : mais, ou, et, donc, or, ni car …

Le soleil cogne de plus en plus fort, la manifestation continue de plus belle, et arrive devant le palais du Président.

Je décide de faire une petite pose à l’ombre des cocotiers avant d’aller interviewer le Président. Mais « mora-mora », mon patron aura son article ce soir, et demain, tous les habitants de l’île de Motus seront sur radio Tam-Tam !!

Maryse B.

L’Oeil du Diable….

Il existe un endroit en Europe centrale que l’on peut visiter seulement deux fois par an. Ce spectacle est grandiose et attire énormément d’étrangers qui arrivent de par le monde pour voir ce spectaculaire phénomène.

Lorsque la lune apparaît dans le ciel et glisse tout doucement à l’intérieur de ce lac artificiel situé à l’intérieur d’un ancien cratère, plus personne ne parle, chacun retient son souffle comme si bouger allait supprimer cette magie de Dame nature. Les spectateurs reculent impressionnés, certains sont attirés vers le bord, comme aimantés, et d’autres sont proches du malaise….

Une légende se raconte comme quoi un homme aurait disparu dans les profondeur de ce lac…

Alors, attention, l’oeil du Diable peut encore frapper.

Maryse B.

Qui est cet homme?

En regardant de plus près son visage, tout de suite je ressenti le vécu de cet homme, il semble satisfait sous son air malin et moqueur. Voilà un homme qui s’est servi de la société pour ses propres intérêts, sans état d’âme, pour vivre sa vie. Pas de doute, il est content de lui et semble dire: je vous ai bien eu! J’ai fait ce que j’ai voulu. Oui, je sais j’ai payé ma dette, ce que je dois à la société, maintenant je ne dois plus rien.

Cet homme me fait penser à un ancien malfrat, un braqueur de banques qui est sorti de prison après avoir purgé sa peine. Ainsi il se produit sur les plateaux télé pour raconter ses exploits. Apparemment il ne s’en plaint pas, l’avenir se présente bien. A-t-il des regrets? Je ne crois pas! En racontant sa vie, il en profite, il est devenu intéressant aux yeux de ceux qui travaillent. Il continue à utiliser la société pour son plus grand bien.

Gérard

J’ai dix ans.

Ce matin j’ai cassé mon cochon, un malheureux accident! Que va dire maman? Et puis toutes ces pièces éparpillées, il y en a partout! Ca va barder ça c’est sur! Pas de panique! D’abord, les gros morceaux, où est-ce que je vais les cacher? Derrière le lit, oui! Vite! Maintenant les petits morceaux! Il y en a beaucoup! Je vais prendre une feuille de papier en guise de pelle. Allez, tout ça sous le lit, on verra plus tard!

Pourvu qu’elle ne m’ai pas entendu, ça a fait un gros choc quand même, elle doit être occupée. Maman! Laisse moi encore un peu de temps! Maintenant les pièces Je vais les mettre dans mes poches, je les compterais tout à l’heure.

_ Mais qu’est-ce que tu fais par terre?

Je fais un peu de ménage, je range.

_ Tu ranges toi! Qu’est-ce qui t’arrive! Il va neiger!

Ouf! Elle n’a rien vu, le plus dur est fait! Trois francs, sans compter les autres, qu’est-ce que je vais faire des autres? Et puis elle va bien s’en apercevoir, qu’est-ce que je vais dire? Je suis bon pour racheter une autre tirelire!

Gérard

Ce matin j’ai cassé mon cochon et …

Ce matin j’ai cassé mon cochon et toutes les pièces de monnaie ont roulé sous le lit. Maintenant, me voilà à plat ventre sur la carpette à la pêche des petites pièces évadées.

Avec effort, j’atteins le pied du lit où s’est coincée contre le mur la plus belle, toute neuve, brillante, mon talisman : 2 euros une face représentant un arbre, une française. Elle est datée exactement du jour de ma naissance. Elle est âgée comme moi, dix ans tout pile. Quand je m’ennuie, que mes copines sont ailleurs, je pense à mon porte bonheur enfermé dans ce stupide cochon rose en céramique. D’ailleurs pourquoi une tirelire en forme de cochon, c’est moche ? Alors je décide de le casser et de reprendre possession de mon trésor.

Il me faut le fracasser avec force mais il tombe sur le tapis et rebondit. Raté.

Je m’empresse de le rattraper et avec élan, je l’envoie se fracasser sur le parquet. Echec : le sol est trop souple pour en venir à bout. Une idée s’impose : le marteau resté sur l’établi de mon père. Alors là, dans une explosion de céramique rose, il laisse échapper ma fortune qui a roulé sous le lit.

Mais où mettre maintenant mes pièces ? C’est malin, la prochaine fois je prendrai une boîte qui s’ouvre toute seule.

Hélène

J’ai dix ans, ce matin, j’ai cassé mon cochon…

Texte écrit par Thérèse N.

J’ai 10 ans. Ce matin, j’ étais prête tôt pour aller à l’école. Pour une fois, j’avais de l’avance… En voyant mon petit cochon rose, j’ai eu envie de compter les sous que je lui avais confié. Mauvaise idée ! 

En déplaçant un livre sur ma table de nuit, j’ai renversé mon joli cochon, le gardien de mes économies… Il est tombé avec grand fracas sur le carrelage, la cata… Tout était éparpillé, les pièces et le morceaux de porcelaine. 

J’ai crié très fort et j’ai beaucoup pleuré. Maman est arrivée pour voir ce qui se passait. Elle avait beau me dire que ce n’était pas grave, elle n’arrivait pas à me consoler. « Tu ramasseras tout ça se soir ! Maintenant, il faut partir sinon, tu arriveras en retard à l’école et ça va compliquer ta situation… » 

Voilà mon esprit bien occupé pour le reste de la journée. La maîtresse parlait, expliquait mais je ne l’écoutais pas. A la récré, je restais seule dans mon coin. 

Je l’adorais mon petit cochon avec plein de petites fleurs sur son dos et sa queue en tire bouchon… 

Où en trouverai- je un aussi beau pour le remplacer ? 

Thérèse N.

L’invité surprise

Texte écrit par Thérèse N.

Nous voilà face à un personnage célèbre, invité surprise à l’atelier « l’écume des mots ». Nous ne savons rien de lui mais allons faire sa connaissance. 

Sa photo est sur la couverture d’un livre. Il doit être écrivain… 

Son regard est doux, ses yeux coquins, entourés de gros sourcils qui paraissent être là pour le protéger, pour le rendre affable et sympathique. 

Au premier abord, on a envie de lui parler, de lui poser des questions. S’il répond, on aura sûrement envie de mieux le connaître et de lire son ouvrage. Déjà, son sourire nous met en confiance. 

Thérèse N.