Le crapaud au pourpoint vert de lentilles d’eau !

Il était une fois un jardin merveilleux, minéral et d’eau. Les fougères qui s’y développaient y régnaient en maître dans les douves du château de Sire Carabiscus. L’ombre des grandes tours de la forteresse s’étalait jusqu’au milieu de l’eau immobile cachant ainsi facilement tout un petit peuple de bestioles à pattes, à plumes et rampant.

Chaque matin le soleil éclairait le parc et faisait taire les noctambules attardés sous les frondaisons des arbres et les crosses vertes des immenses fougères.

Chaque matin, une voix divine s’élevait dans les airs, plus haut que les arbres du château, immédiatement interrompue par un violent coup de tonnerre. C’était Sire Carabiscus, toujours mal réveillé et de mauvaise humeur, qui réclamait ainsi son repas du matin. La voix divine alors s’amenuisait pour se transformer le soir venu en sanglots. La belle des lieux s’échappait alors pour se réfugier dans son jardin secret qui bordait un petit étang d’eau peu profonde où les nénuphars et les lentilles d’eau, comme des parures d’émeraude, dessinaient des bijoux.

Était-elle la fille de Sire Carabiscus, sa femme, sa prisonnière ? Nul ne le savait et elle n’avoua jamais son malheur.  Les plantes la respectaient et s’inclinaient sur son passage la saluant d’un léger frémissement.

Un jour pourtant semblable aux précédents, une petite tache puis deux se profilèrent à la surface de l’eau. Deux agates l’observaient attentivement. Il lui sembla même qu’elles lui souriaient ! Deux billes barrées d’une incrustation d’onyx, cernées d’un noir profond étaient là sous ses yeux encore gonflés de ses pleurs. Puis lentement les lentilles d’eau se mirent à bouger glissant à la surface de l’eau pour former un puzzle. Doucement, une tête, un dos rond et des pattes trapues firent leur apparition.

Mais le plus étrange était à venir. Si la belle reconnut bien là un crapaud, certes majestueux et habillé d’un élégant pourpoint vert de lentilles d’eau, il se mit à lui parler. Intriguée elle l’écouta d’abord surprise puis attentivement.

Ainsi d’une voix ténébreuse, croassante même, il lui confia être le véritable Sire Carabiscus qu’un méchant jeteur de maléfices avait transformé en batracien, jaloux qu’il était du Maître des lieux, envieux de son château, du parc et de ses bassins renommés autour desquels une plante qui chantait, unique au monde, y poussait.

La fougère Crassula ! D’une silhouette élancée elle vibrait en émettant un son proche d’une voix divine.

Il la voulait à tout prix, à n’importe quel prix. Alors ce mécréant jeteur de sort accomplit son maléfice métamorphosant Sire Carabiscus en crapaud sans savoir qu’ensuite la belle et unique Crassula disparaîtrait à jamais de ses jardins.

La belle qui l’écoutait ne sachant que faire, lui donna rendez-vous au bord du bassin et lui promit de revenir chaque soir. Le crapaud mis en confiance osa alors lui demander son nom. Eh, comment t’appelles-tu ?

Crassula répondit-elle en courant vers le château.

Elle avait une idée en tête. Retrouver au plus vite le grimoire qui libérerait le crapaud de son maléfice et  ferait disparaître l’odieux individu installé en lieu et place de Sire Carabiscus. La paix allait revenir dans ce merveilleux parc. Elle voyait déjà au travers de ses larmes un beau jeune homme qu’elle épouserait  et se promit qu’après avoir tant attendu, ses épousailles ne seraient pas reportées aux calendes grecques !

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Conte

Il était une fois une jolie petite fille qui vivait dans un château entouré d’un grand parc et dans ce parc il y avait une pièce d’eau que tout le monde appelait le grand canal. La petite fille, Pauline était devenue orpheline, elle ne comprenait pas que ses parents qui l’aimaient beaucoup , n’étaient plus là à lui faire des câlins. On lui disait qu’ils étaient partis en voyage et qu’ils reviendraient bientôt. Tous les jours , Pauline pleurait à chaudes larmes et sa tante qui l’avait recueillie n’était pas gentille, exaspérée, au lieu de la consoler, elle la grondait en hurlant et l’enfermait dans sa chambre. Pauline se retrouvait seule dans le noir et appelait sa mère qu’elle adorait. Personne ne venait à son secours.

Pauline était devenue une petite fille toute triste et seule, elle ne voulait plus jouer, rien ne l’intéressait. Un jour elle sortit de sa chambre. Une libellule devant la fenêtre semblait l’inviter à sortir, à quitter le château. Il faisait beau ce matin là et Pauline oubliant ses parents disparus se mit à suivre la libellule bleue. La libellule l’attendait et repartait jusqu’à atteindre le grand canal, le bord du bassin sous les grands arbres. Pauline s’assit sur la margelle tout près de l’eau pour regarder la libellule qui s’était posée sur une feuille de nénuphar, elle lui disait en soupirant: _ jolie libellule, où est ma maman? Comme si elle comprenait le langage des humains, la libellule remuait ses ailes bleutées. _Où est ma maman répéta Pauline d’un cri si déchirant, que quelque chose remua dans l’eau, couverte de lentilles vertes: _ne t’inquiète pas mon enfant, entendit-elle, tes parents vont bien.

_Qui es-tu demanda Pauline? Même pas étonnée.

_ Je suis Albert le crapaud, le seigneur de ces eaux, je sais où sont tes parents et je vais faire quelque chose pour toi, reviens me voir demain.

Le lendemain, Pauline échappa à la surveillance de sa tante et se dépêcha de revenir au grand bassin. Elle n’avait pas pleuré de toute la journée et de la nuit, toute son attention était concentrée sur son rendez-vous. Albert avec ses yeux dorés était là, il parla: _ As-tu passé une bonne nuit? Maintenant il est temps que tu penses à toi, il ne sert à rien de pleurer toute la journée, il faut que tu vives normalement pour faire plaisir à tes parents qui te voient. Pauline répondit: _ et ma maman je vais la revoir?

_ Je m’en occupe, tu vas bientôt la revoir, je te le promets.

Et c’est ainsi que Pauline et Albert devinrent de grands amis, il avait redonné le goût de la vie à sa petite protégée.

La méchante tante s’était vite aperçu du changement d’attitude de Pauline, elle qui sanglotait tous les jours. Pauline ne pleurait plus. La tante voulut savoir pourquoi et comment. Aussi elle la suivit jusqu’au grand canal, où elle l’entendit parler à l’eau perlée de lentilles vertes. Comme elle ne voyait pas à qui elle parlait, la tante se posait des questions, Pauline ne serait-elle pas devenue folle? Elle parle toute seule, il va falloir la soigner. Aussitôt elle décida de l’envoyer dans un hôpital spécialisé.

Quand Pauline devina  qu’elle allait quitter le château, Pauline était désespérée, elle n’allait plus pouvoir parler à son ami Albert aux grands yeux dorés. Elle réussit à échapper à sa tante et sans hésiter elle se jeta dans le grand canal, rejoindre son ami qui lui avait promis de revoir sa mère et son père.

La tante poussait de grands cris pour alerter ses domestiques, rien n’y fit, Pauline disparut dans l’onde fraîche.

La méchante femme pensa: _ la fête prévue pour demain sera remise aux calendes grecques!

Gérard P

Il était une fois……..

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(insérez dans le texte un personnage gentil, un méchant, et terminez par cette phrase: « et renvoyer aux calendes grecques ! »

Il était une fois, dans un jardin merveilleux, des animaux extraordinaires.

Ce jardin était niché au fond d’une vallée où coulait une paisible rivière.

A la surface de cette rivière, les nénuphars s’étalaient comme pour cacher et protéger les habitants de cet endroit. Leurs fleurs aux couleurs pastelles faisaient penser à des photophores.

Adélaïde, la petite fille du château, aimait se promener dans ce merveilleux jardin. Elle parlait aux arbres, courait après un papillon, riait de bon cœur lorsque les lapins, dérangés par sa présence allaient se réfugier sous les bosquets.

Son endroit préféré était la rivière. Elle s’approchait tout doucement pour ne pas effrayer ses habitants, et elle attendait un signe, un petit frémissement qui lui fera comprendre qu’il était là, à l’observer….Alors, au bout de quelques minutes, longues, trop longues pour une petite fille, il sortit de l’eau et se posa sur une feuille de nénuphar. Elle battit des mains, mais pas trop pour ne pas le faire fuir. Qu’il était beau avec ses grands yeux brillants et sa parure de petites lentilles vertes.

-bonjour, monsieur le crapaud, lui dit-elle. Vous êtes magnifique aujourd’hui, le vert vous va si bien, voulez vous jouer avec moi?

Le crapaud l’a regarda fixement et sauta de nénuphars en nénuphars. La petite fille était ravie, elle se baissa pour voir son ami de plus près quand soudain, une voix autoritaire la fit frémir:

-Adélaïïïïde, où êtes vous. Avez vous cueilli le cresson d’eau ? Vous n’allez pas y passer la journée, je vous attends, rentrez immédiatement !!!!!!

Adélaîde regarda son ami le crapaud et tristement commença à cueillir le cresson pour son horrible belle mère (son père venait de se remarier avec cette harpie et elle l’a haïssait).

Je reviendrai demain, gentil crapaud, c’est promis……et elle commença à s’éloigner, quand son ami lui lança un CROA, CROA tellement sonore, qu’elle se retourna toute émue. Elle réfléchi un instant, regarda vers le château puis dans un grand éclat de rire, posa son panier dans l’herbe, lui donna un grand coup de pied et dit à son ami :

et renvoyer aux calendes grecques !!!!!!!

le crapaud

Il était une fois dans une province éloignée, une belle princesse, gentille, intelligente, simple, mais elle était malheureuse, elle refusait tous les prétendants que son père-roi lui proposait, celui-ci était trop- ci, un autre trop ça, celui-ci idiot.

Se promenant dans le jardin suivie de sa duègne revèche, elle s’arréta au bord d’un bassin et vit un crapaud aux yeux mordorés. qui se prélassait   sur un nénuphar.

Elle se baissa et lui dit:

« Tu es beau Crapaud, tes yeux brillent de sagesse »

Le crapaud ferma les yeux, plongea sous les lentilles d’eau.

La princesse rentra au château, Sa duègne lui signifia:

« Fi … Vous n’avez auccun goût noble Madame, parler à crapaud. »

Ce soir, le roi lui présenta un nouveau prétendant imbu de sa personne « insupportable » pensa -t-elle. Ce jeune homme ne parla qu’ à  son père, il disait que leurs terres réunies feraient un beau royaume.

Gougeat pensa-t-elle !.

Sa colère explosa quand son père lui demanda quand elle voulait se marier.
 » jamais avec ce fat personnage, plutôt épouser un crapaud! » cria-t-elle en s’enfuyant.

 

Elle descendit au jardin  et décida que la fuite était son seul secours.

Au petit matin elle fit un dernier tour de jardin, elle s’arrêtait près du bassin, vit le crapaud au milieu de ses congénères.

Elle approcha, glissa sa main  dans l’eau, le crapaud nagea vers lle, se hissa avec douceur sur sa main.

.Leurs regards  se croisèrent.
« Ah si tu étais un homme je t’épouserai sur le champ, tu as des yeux intelligents.

Hélas tu es crapaud! »

 Embrasse-moi et tu auras une surprise « lui dit le crapaud

Surprise elle l’était déjà, un batracien qui parlait,!!! sa duègne ne lui avait rien dit

Comme elle était aussi originale que fantasque et embarrassa doucement sur la  tête  et se retrouva dans les bras d’un jeune gentilhomme en pourpoint vert. Il avait les yeux mordorés du carpaud. Il sla déposea avec douceur sur l’herbe puis expliqua:

 « Vous avez rompu le malfice jeté par ma marraine qui  voulait que j’épouse sa fille ,  aussi laide que sotte.En me transformant elle me prévint:

 » tu dois recevoir un baiser pour redevenir homme. »

vous avez riompu ce malefice, ma vie est à vous belle dame.

Honni soit qui mal pense, ils se marièrent  et , furent  heureux au royaume du prince ils eurent trois enfants, comblés ils ont repoussé leur retour  aux calendes grecques;.
Françoise R’

 

 

 

 

vous vaez

 

« you with rompu the malafic ejeté apr ma maraine sorcière, elle voulait que j’épouse sa fille laide, méchante t:

 

 

« Bonheur », bon heur, bonne aventure …

Lors de notre atelier du lundi matin, Viviane nous a invités à partager à propos de ce « fameux » bonheur derrière lequel nous courons tou(te)s, paraît-il. Chacun(e) le trouve (ou pas) dans des domaines bien différents et même parfois contradictoires, mais c’est ce qui fait sa richesse.

En voici deux exemples (vidéos, cliquer sur le titre bleu) :

« Le bonheur, c’est toujours pour demain », Pierre Perret   

« Le petit bonheur », Félix Leclerc

Robert Lassus, dans son  « Journal d’un curieux de campagne », 1981, nous propose des visions, des flashes d’instants de bonheur : A nous de prolonger ces moments ?

Je travaille à être heureux, c’est le plus beau des métiers. >>> (citation) : J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé – Voltaire.

S’asseoir en terrasse avec une copine, regarder les passants et s’amuser à inventer leur vie. >>> Ma copine me propose sa paille, nous aspirons ensemble, chacun à un bout, et nous rions.

Réentendre le générique d’une série ou d’une émission qui passait à la télé quand on était enfant. >>> Reprendre l’air, en cherchant les paroles, et ressusciter Zorro.

Rien n’est simple, dans la vie. Le bonheur non plus. >>> Si le bonheur était si simple, cela se saurait, et on ne courrait plus derrière.

Taper sur sa joue, pour faire un voeu quand un de ses cils est tombé. >>> Taper sur l’autre joue, et faire le voeu que les autres cils ne l’imitent pas, et qu’ils ne soient pas suivis par les cheveux …

Loïc, Ecume des Mots, juin 2019

Une croisière surprise !

Suite à notre visite à l’abri du marin à St Marine sur l’exposition des pôles, faire un texte en rapport avec des mots choisis.

Vous avez gagné une croisière surprise ! un taxi vous emmènera directement à l’aéroport. N’oubliez pas votre passeport et prévoyez une petite valise……

Voilà le courrier que je reçois un beau matin. Est ce une blague ou pas…peu importe, je prépare le nécessaire et attends le jour J….Ah, quitter la grisaille hivernale pour un pays ensoleillé, c’est juste ce qu’il me faut !!!!!

Le jour J, le taxi est bien là. L’avion est à l’heure. Nous nous retrouvons en petit groupe aussitôt pris en charge par une charmante hôtesse. C’est au moment du décollage qu’elle nous annonce que nous avons gagné une croisière en ……ANTARTICTE !!!!!!!Nous partirons à la découverte de ces grands aventuriers qui ont forgé notre admiration dans ces milieux hostiles. Pendant le voyage, l’hôtesse nous présente un film sur les conditions extrêmes rencontrées pendant les expéditions de ces pionniers de la fin du 19 ième siècle: les paysages hostiles, les banquises immenses, la solitude le soir sous leurs tentes, la difficulté pour allumer le réchaud qui servira à faire fondre la glace pour se préparer une boisson ou un repas chaud, la lampe à pétrole éclairera les cahiers où ils notent jour après jour leur avancée sur ce territoire inconnu, leur souffrance quand il fallait retirer les gants et les chaussettes, même les lunettes pour soigner leurs engelures. Quelle ténacité, quel sacrifice, mais aussi quelle folie !!!!

Les chiens et les mulets restaient dehors pour garder le matériel entreposé sur les traineaux.

Et ces nuits sans sommeil à écouter le silence, ou retenir leur tente quand le blizzard arrachait tout. Cela devenait infernal. Pour se diriger, ils n’avaient que le sextant et l’anémomètre.

Ils survivaient grâce à leur inconscience  et leur persévérance. Afin de ne pas se perdre quand les 50 ième hurlant et les tempêtes étaient trop violents, ils s’attachaient à leur cordage….

Leur plus grand malheur était de voir certains de leurs compagnons mourir d’épuisement et de ne pouvoir les ramener au camp de base.

En regardant ce film, j’en avais des frissons………des frissons, que dis-je…..mais…..ciel, dans ma valise, je n’ai que des affaires légères, persuadée que la croisière serait en Méditerranée !!!!!

J’appelle l’hôtesse, paniquée, impossible pour moi de poser un pied sur la banquise, l’avion peut-il faire une halte en Patagonie ou ailleurs ?….

Pas de panique, madame, me dit-elle, l’agence de voyage met à disposition un kit de survie avec des vêtements chauds,  l’aventure peut commencer !!!!