Différentes occurences du mot  » Petit » selon JLuc Petitrenaud.

Pa la fenêtre entr’ouverte, mon petit dur de 6 ans regarde consterné, la petite pluie joyeuse que le ciel déverse en musique , dans notre petit jardin.

Nous devions , après notre petit déjeûner, partir en forêt faire un petit tour, comme tous les mercredis et admirer la nature et respirer du bon air.

Et voilà notre petite vie, perturbée par cette petite pluie inattendue.

Mais ne sois pas triste mon petit homme ! c’est comme une petite lumière qui vient de nous éclairer vers un petit changement de direction.

Nous allons rejoindre les habitants de notre petit jardin… Tu sais:  les escargots, les bêtes à Bon dieu, les chenilles, les oiseaux, les feuilles dans les arbres qui se secouent  comme une douche légère sur nous .

Quelle est jolie à voir , à observer cette petite randonnée que nous n’avions pas prévue!!!

Allez !viens vite cueillir avec moi les petites perles d’eau…

Janie 29

Publicités

poésie avec rime en « ure »

Aujourd’hui quel bonheur… écriture!

Mais il y aura aussi la lecture…

Et la honte de lire aux autres mes bavures!

Allons, oublions un moment la torture,

Et lisons tranquillement en murmures…

Ces vers anodins écrits pour qu’ils durent.

Mais impossible de dire  ‘ j’en jure »!

Sinon, je deviendrai parjure!!!

Janie 29

 

 

La table bleue à Gerberoy de Henri le Sidaner. (1923).

Suite à notre visite au musée de Quimper sur les derniers impressionnistes.

P1060051

Ma ballade à travers toutes ces toiles se termine, le choix est difficile, mais mon coup de coeur se porte sur « la table bleue » de Henri le Sidaner. Je suis assise sur le banc, face à la toile, pour écrire, je réfléchis et mon esprit vagabonde……..je suis entrée dans cette cour, d’ailleurs tout m’y invite: cette chaise pour me reposer quelques instants, croquer une pomme, boire l’eau du pichet et attendre la maîtresse de maison qui s’est absentée quelques minutes en laissant son écharpe de soie et son bouquet de roses sur la chaise. Les roses, si chères à Sidaner, il y en a des milliers dans son jardin. Derrière les barrières bleues, comme la couleur de la table, se cache son atelier. Oserai-je m’aventurer dans ce coin secret ?…….non, je ne crois pas, laissons place à l’imagination. Je suis si bien à m’imprégner de toutes ces senteurs, à écouter le chant des oiseaux…….mais il est peut-être temps de revenir à la réalité et rejoindre le groupe de l’écume des mots….Allez, Maryse, un petit effort, quitte ce coin de paradis, fais un pas en arrière……et…..hop, me revoilà sur mon banc.

Pour terminer, je citerai votre phrase, Monsieur le Sidaner:

« Si vous voulez absolument me classer, dites que je suis intimiste ».

Oui, vous l’êtes, et un grand merci pour ce partage car 96 ans après cette oeuvre, la magie opère toujours.

Souvenirs éclatés de vacances…

Etant enfant unique, je voulais aller en colonie de vacances pour avoir des amis mais il en fut autrement…

 Mes premières vacances , hors du milieu familial  furent pour aller à Brest passer deux mois.
Maman avait emménagé à Chaville et Papa était entré à l’hôpital Cochin.

Ce furent de rudes vacances, je fus jetée à l’eau alors que mon corps était couvert d’urticaire, on coupa rapidement mes cheveux longs. Je fus en bataille avec ma grand mère pour me faire manger du gras et de la viande. Heureusement mon grand-père se fâcha et prit ma défense.

Les vacance suivantes , trois ans après, furent à Térenez dans la baie de Morlaix. Mon père m’apprit à  nager, l’après midi il devait faire la sieste et j’allais dénicher des crevettes  que nous mangions le soir.

Ce lieu m’est resté cher et j’y fais des pélerinages fréquents. Un lieu magique.

D’autres vacances en Angleterre… dépaysement et surtout amélioration nette de mon niveau d’anglais : du pauvre 8 je fus abonnée au 14 et plus.

Je m’y plu tant que j’y retournai comme assistante, professeur , puis house-mistress.

Puis ce fut l’éblouissement de vacances à Fouesnant, qui conduisit à la construction d’une petite maison. Vacances avec baignades, excursions, visites d’amis.

Oubliés les séjours au ski, les voyages en Europe: vacances fouesnantaies en priorité.

Françoise R’

 

 

 

Le bel été,

Sous mon parasol jaune citron

je regarde l’horizon

des petits bateaux

tanguent sur l’eau

le soleil est très haut

et moi, j’ai très chaud

les enfants crient

les mouettes aussi

les petits enfants clapotent

pendant que les mamans papotent

le marchand de glaces

au soleil, se prélasse

un vent de mer

rafraîchit l’atmosphère

c’est l’heure de partir,

demain, il faudra revenir.

Souvenirs éclatés de vacances

Le premier souvenir qui me vient à l’esprit, ce sont les vacances que je passais en Normandie chez mes tantes. Je retrouvais mes cousins, mes cousines pour des parties de cache cache dans la propriété de ma grand’mère. Ce que je me souviens le plus, c’est l’odeur du pains frais au petit déjeuner, les confitures maison et le goût des  yaourts dans les pots en grès que le laitier apportait dans sa camionnette blanche et noire.

 

Un autre souvenir de vacances, un peu moins agréable, c’est quand avant d’aller jouer avec les copines, tous les matins, il fallait sortir le fameux cahier de vacances et attendre que notre mère ait fait les corrections avant d’aller se dégourdir les jambes.

 

Et les vacances dans le Nord!!!!! Il faut dire que c’était toute une aventure, d’abord le taxi qui nous emmenait à la petite gare où la « Micheline » jaune et rouge nous attendait. Un coup de sifflet du chef de gare, plusieurs changements de stations, et nous voilà à la capitale. Direction gare du Nord. La grosse locomotive à vapeur nous intimidait et l’on se dépêchait de trouver notre wagon et nos places proches des fenêtres. Tout était vert et en bois verni. La fumée que crachait cette locomotive et l’odeur du charbon entraient dans le compartiment. On attendait impatiemment l’heure du déjeuner car tous en même temps, sans s’être consulté, les voyageurs déballaient leurs casses croûte et on avait la primeur des odeurs du pâté cornichon, jambon mayonnaise, saucisson à l’ail , camembert et surtout les oeufs durs !!!. Une petite sieste s’imposait pour certains, mais mon frère et moi, le nez collé à la vitre, regardions le paysage défiler.On pouvait compter les vaches dans les champs !!! Il fallait bien s’occuper car le voyage était long, mais peu importe la distance, l’essentiel était d’arriver à bon port.

 

 

Mentir

Exposition à l’Archipel « les Estivales » Sur la lune :

Mentir ?

« Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants …» ? Ben voyons ! Neil Amstrong, les Américains, la NASA, le président américain, les Terriens, ont-ils menti, se sont-ils menti, se sont-ils trompés, nous ont-ils trompés ? Moi, le Père Noël me l’a dit :

Juillet 1969, dans les Vosges, par une belle nuit étoilée. Responsable d’une meute d’Éclaireurs de France, je leur ai demandé de s’allonger sur le dos, et de se taire ; j’avais dit cinq minutes, ils sont restés un quart d’heure. J’ai écouté, je n’ai rien dit, je vous le jure. J’ai dix-sept ans, je suis sans doute encore très naïf, mais je saurai vite que c’est si bon, l’innocence …

Ils m’ont dit que la Lune est superbe, envoûtante, mais que « c’est dommage qu’on ne voie jamais son dos » a déclaré un petit bonhomme. Tous les autres se sont esclaffés, il a rougi et haussé les épaules. Mais si, regardez ! Un gros nuage, éthéré puis plus net, est apparu, et a pris la parole : « écoutez-moi, les enfants. Vous êtes le futur, et vous devez savoir, pour ne pas reconduire les erreurs, que dis-je, les crimes contre notre humanité, de vos aînés. Le sol, sous notre dos, est infesté, comme l’air, comme l’eau. Nous avons tout sali, tout pourri, tout gâché. Beaucoup de grands affirment, enfin, à présent, que la marche de notre terre est terminée et qu’il n’y a plus rien à faire. Mais d’autres puissants poursuivent la politique de l’autruche.
Même moi, regardez-moi, je suis devenu un bien piètre Père Noël. Et mon nuage, mon pauvre nuage …

La nuée se rabougrit, se comprime, et devient un ensemble de gouttes d’eau, puis une averse, puis une trombe.
« Je vais, les enfants vous faire un dernier cadeau, dont vous serez les seuls à pouvoir faire usage. Je vous offre l’espoir, une grande bouffée d’espoir. Mais l’espoir seul ne suffit pas. Je vous offre aussi la force immense indispensable pour mener à bien tout ce qui pourrait sauver encore ce qui peut l’être.
Le petit bonhomme, qui a séché ses larmes, lève vivement la tête et s’écrie : « Fonds vite, toi, fonds, disparais !

Il ne faut jamais mentir à un enfant.

2019, j’ai 67 ans. Le grand-père n’est pas resté longtemps chez les Éclaireurs. Il a tout de même cru, toujours,à la force des luttes, des convictions, et il a pu vivre hors des faux-semblants et des rêves d’enfants. Les siens, d’enfants, n’ont jamais cru au Père Noël, mais à la vraie vie, oui.

Loïc