2 personnages fictifs

C’est un thème, du 12 mars 2018,proposé par Françoise R.  J’ai énormément hésité à le faire paraître, mais j’ai tellement confiance en elle et par respect pour elle et pour tout ce qu’elle m’apporte, pour toute son empathie, son savoir, sa gentillesse, j’ai juste envie de lui dire Merci.

 

C’était comme je disais en préambule,le texte sur 2 personnages fictifs.

Toi je t’aimais

toi,la page blanche et vierge

que tu m’offres aujourd’hui ; oui je t’aimais

avec tes petits carreaux qui me rappellent l’école.

oui je t’aimais,

car tu me laissais te parcourir,

te gribouiller ; te dessiner,

et quelquefois te salir,avec quelques horreurs,que je me devais d’écrire;

avant que d’exploser !!!

Je t’aimais, toi la page blanche,car tu m’as supportée,

tu ne m’as jamais contredite,

ni arrétée quand je traçais,de ma pointe tous les « non dits ».

Oui,moi,le crayon;je te remerçie

de t’avoir laissé t’écrire ceci ;

tu vois,toi la page blanche,aujourd’hui,

je te caresse,je t’écris avec douceur,

je t’effleure de ma pointe,

alors ,toi aussi m’aimes -tu?…….

TU ne me réponds pas ?toi la page blanche que j’ai aimé,

à chaque fois davantage,

que j’ai aimé ,lorsque tu me laissais te griffonner.

j’ai aimé les heures et les jours que nous avons partagés ensemble,

jamais nous nous sommes chahutés;

j’ai aimé aussi quand tu accueillais mes secrets;que je savais bien gardés.

soyons nous fidèles,et conservons notre amour des mots.

 

MAIS,par contre ,au risque de te décevoir,j’ai détesté,

quand tu n’absorbais plus mes mots,

j’ai détesté quand tu te refusais à les accueillir.

Mais pourquoi as tu fais celà,

et bien,je n’ai toujours pas compris,

ne me dis pas que quelque fois,

tu désirais rester blanche et vierge.

oui on peut dire qu’à ces moments là;

je te détestais,car tu ne m’inspirais pas.

 

Et maintenant qu’est ce qui reste,?

tu vois ma belle page blanche,que reste t-il de notre dialogue?

évidemment que notre échange a été riche,

riche d’émotions..

tu m’as laissée te barbouiller,te raturer,

tu ne me contredis pas..

alors que maintenant,tu n’es plus la même,

tu n’es plus aussi innocente,

tu détiens un peu de mes secrets.

et je compte sur toi ,pour les préserver.

 

 

 

 

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L’impression que quelque chose a changé …

En arrivant j’eus l’impression que quelque chose avait changé. J’avais quitté cette place alors que la nuit était déjà bien installée. Les spectateurs étaient tous sortis du grand théâtre national, ils s’éloignaient de l’immeuble imposant, la tête encore pleine de musique, les yeux scintillants sous le charme. Certains, en groupes, tardaient à se séparer pour rentrer, car ils ne voulaient rompre l’instant magique.

Ce matin, l’esplanade était vide, totalement déserte. D’une tristesse infinie, figée, dure, violente. Tout était immobile, dans un silence pesant. Une voiture-balai passa lentement, le jet d’eau dans le caniveau fut le seul bruit, normal. Mais ce jour-là pourtant rien n’était normal, bien que tout se déroulât comme d’habitude. Curieuse et inquiétante contradiction, peu à peu très gênante et dérangeante jusque l’angoisse.

Au bout du parking de l’Espace François-Mitterrand, de la lumière apparut aux vitres d’un petit fourgon aménagé. Puis un homme, dans l’entrebâillement de la porte, et, les mains réunies, fit craquer les os de ses doigts. Il rentra. Quelques minutes plus tard il réapparut, dans un accoutrement bizarre, un costume de samouraï, auquel il ne manquait rien, et surtout pas l’imposante épée. Il était coiffé d’un casque japonais, que j’avais pris au premier abord pour un casque allemand.

L’homme s’approcha : « N’ayez pas peur, monsieur. Le théâtre m’a engagé pour un spectacle, je vais présenter mes loups.

Toute la matinée, il fit sortir de son fourgon des loups énormes, des dizaines de loups, effrayants, épouvantables. Je me mis à les compter : 95 ! Ils provoquaient chez moi une terreur et un début de panique indicibles. Je ne remarquais pourtant de leur part aucun comportement agressif ou menaçant …

« Vous voyez, monsieur : Mes loups me connaissent, me respectent, et c’est réciproque. Je leur apprends à présenter l’image d’une puissance raisonnée, celle d’une société – utopique, paraît-il – fondée sur la confiance. Chacun montre les dents, chacun sans exception. Ainsi les forces contraires s’annihilent, et on vit dans une harmonie qui ne peut pas être brisée. Oui, je sais, voilà une curieuse vision de la société, pour un Européen. »

« Ah ! Eh bien, en effet, quelque chose a changé, ici ! » …

Un loup est un loup …

Un loup est un loup …

« Un loup est un loup, il mourra dans sa peau, si on ne l’écorche vif. » proverbe franc-comtois.

« Sur les pas du loup l’agneau ne marche pas ». Proverbe breton.

« Il faut que le loup vive, et c’est bien assez que la brebis conserve sa peau et ses os ». Proverbe russe.

  • « Non, Maître des loups, nous ne t’obéirons pas !
  • Mais … C’est une révolte ?
  • Pas une révolte, Maître : une révolution ! Nous en avons assez de tes diktats, de tes caprices. Cette meute s’est installée ici, elle n’en bougera pas. »

Interloqué, le maître des lieux, le visage cramoisi, hurle : « Ils obéiront, ces fauves, ils m’obéiront : On ne me dit jamais non, à moi ! Je veux enseigner aux enfants des écoles cette peur qui les soumettra au plus fort ; une fois soumis aux loups ils le seront aux hommes de pouvoir. Ils devront aussi apprendre à combattre les loups, et à les vaincre, pour que tous soient à notre disposition totale. « Un loup est un loup, il mourra dans sa peau, si on ne l’écorche vif ».

« Si tu avais des enfants, Maître, tu saurais que « sur le pas des loups l’agneau ne marche pas ». Nous ne fléchirons pas. »

« Taisez-vous, traîtres ! Vous devez m’obéir ! Vous devez les tuer tous ! »

« Tout samouraï que tu sois, écoute ceci : « Il faut que le loup vive, et c’est bien assez que la brebis conserve sa peau et ses os ». Tu n’as pas le droit, devant tes pairs, de partager cette maxime … »

Et le maître des lieux, yeux clos, baisse les yeux, et se soumet, vaincu.

Les loups investissent Quimper

 

Coup de coeur pour la peinture n°29 (St Guénolé)de Monsieur Koutchevsky……..

Un moment de partage très fort avec ce peintre dont ses toiles, hautes en couleur, nous font voyager dans notre imaginaire, comme dans la réalité.

Je suis accrochée à ce mur, mais je vis, je sens, j’observe puisque le peintre m’a crée sur cette toile.

Je t’ai observée, tu as regardé toutes  les toiles, tu avançais, reculais, prenais des notes, hésitais et puis tu t’es arrêtée devant moi, un peu septique au début, tu m’observes de haut en bas, de droite à gauche, tu avances, tu recules, tu te retournes vers les autres toiles. Trois numéros ont retenu ton attention, mais c’est vers le mien, le 29, que tu reviens. Tu réfléchis, je te rappelle un souvenir, un lieu peut-être……..mais oui, un lieu, tes yeux s’agrandissent, un sourire mélancolique sur tes lèvres…..la mer, oui, je représente l’eau d’un bleu clair et profond,et  la partie sombre pourrait se confondre avec la pierre et ce jaune, les reflets du soleil…

Alors, je me souviens de cette grotte à Capri, où il fallait attendre que le niveau de la mer baisse légèrement en fonction du courant pour pénétrer à l’intérieur de la grotte. Nous étions sept dans une petite barque avec le guide. L’angoisse d’aller vers l’inconnu est vite oubliée par le spectacle que nous découvrons: l’eau se reflétant sur les murs, la musique du clapotis sur les rochers, la lumière du soleil filtrant au dessus de la roche et donnant à l’eau cette couleur jaune. Un instant magique où les commentaires sont inutiles, ainsi que les photos, car ce moment reste à jamais gravé dans ma mémoire.

 

Les loups à Quimper…

 

 

 

1/  imaginez ce que ce spectacle évoque

Le maître des  loups  est en facheuse posture, la horde est de mauvaise humeur, ça gronde, ça hurle aussi.

Le maître des loups  a sorti son épée, il menace , il fait reculer les plus proches dont les  les crocs étincellent.

Le maître des loups ne comprend pas … que se passe-t-il ? d’habitude quand il  crie  et agite son épée, les loups obéïssent.

Qu’a-t-il fait pour que les loups se rebellent ?

Il les tient sous son regard impérieux, jambes écartées pour garder son équilibre, le glaive menaçant.
Les loups se relaient pour lui faire face, parfois l’un d’eux se retourne, pointe le museau et semble donner des ordres, les autres avancent doucement à sa suite.

Deux jeunes se font rappeler à l’ordre par des morsures à l’épaule.

Le maître des loups se voit entourer de ces bêtes ramassées, muscles saillants, prêtes à sauter, .
Tout à coup il remarque la louve alpha entourée des jeunes de trois ans dans toute leur force.

La louve est calme, elle n’a pas la crinière hérissée, elle le regarde …

alors il sait,…il se souvient…

il a failli , il a laissé le loup meneur mourir , il ne lui a pas porté secours.

Le  mâle dominant  a été accidenté, il est tombé dnas une crevasse, les loups ont essayé de l’approcher au plus près mais en vain, la louve alpha les a rappelés, elle le regarde , lui, le maître des loups.Elle ne baisse pas lesyeux.

Il n’a pas su agir, tous ont entendu le vieux loup gémir, agoniser, certains loups ont fui pour revenir ensuite et monter la garde.

La louve va se venger.

Le meneur  de loups en a la chair de poule, son glaive vacille, : son sort est inéluctable.

 

Françoise R’

 

En arrivant j’ai eu l’impression que quelque chose avait changé…,

je regarde  autour de moi, oui, sûr, quelque chose est différen les loups sont bien là, toujours en colère, hérissés, montrant leurs dents dans un rictus peu rassurant, langues dégoulinantes, pattes écartées, griffes en terre…

alors qu’y a t-il de changé?

Toujours autant de loups, 95 a vérifié Brigitte,

Je fais le tour, ah oui..la femelle alpha est derrière le maître des loups, entourée de sa garde de jeunes, ils font soumission, mais aie,  aie, aie,  ils ferment le cercle, comment a-t-il pu laisser faire cela, les canadiens disent que si on regarde le loup on a encore une toute petite chance , il le savait qu’il devait surveiller ses arrières.

La louve alpha gronde, elle approche suivie des jeunes, grondant, râlant, feulant;

D’ici une minute elle va sauter à la gorge de l’homme, le renverser et ce sera la curée.

D’ici 5 minutes il sera dans l’estomac des loups partis vers un autre lieu.

La louve fera son choix d’un dominant.

Elle aura vengé son mâle .

Seules quelques gouttes de sang resteront .

 

Françoise R’

 

 

Conte commençant par: « En arrivant, j’ai eu l’impression que quelque chose avait changé »….

En arrivant, j’ai eu l’impression que quelque chose avait changé. La forêt ne semblait plus la même. Les arbres n’étaient plus les mêmes. Ils avaient grandit et surtout ils brillaient  plus que d’habitude! Ils avaient des perles à la place des feuilles! Le bruissement s’était transformé en tintinnabule  et tout était doux et bienheureux. Je ne marchais plus sur un tapis de feuilles mais sur une dalle  de velours. J’arrivais dans un paradis  féerique de petite fille.

J’avançais vers le fond de la forêt, au milieu des arbres colorés et joyeux, jusqu’à arriver sur une clairière baignée de lumière. Face à moi se dressait un manoir gigantesque, de toutes les couleurs, paré de mille pierres et coquillages, tous assemblés tel une dentelle.

Arrivée aux portes du manoir, mon envie de franchir le seuil fut stoppée par des grognements sourds qui semblaient venir de quelque part derrière moi. Je me retournais, un peu effrayée, mais ne vis rien.

A reculons, je m’approchais un peu plus de la porte massive du manoir et quand je mis la main sur la poignée, les grognements reprirent, un peu plus forts, un peu plus rauques, un peu plus proches.

Je me retournai encore et -ô stupeur!- en face de moi, quatre loups magnifiques  qui grognaient, sans montrer les crocs. On aurait dit qu’ils me disaient quelque chose . Oui c’est ça, un message, un appel à prendre le large! Tout doucement, je m’approchai et le plus costaud s’est approché de moi comme pour m’inviter à venir sur son dos . J’osais à peine y croire mais devant son regard tranquille et rassurant, j’acceptai sa proposition.

Et me voilà sur le dos du loup, accompagnée de ses trois compères, pour un voyage  au-delà du temps, au-delà du réel, à parcourir des contrées imaginaires.

Vous venez avec moi?

 

Le maître des loups face à la révolte

Insérer 3 proverbes dans le texte:

« la mauvaise garde nourrit les loups »

« Tel cherche le troupeau qu’il trouve le loup »

« le loup, où il demeure ne fait point de dommages »

 

Du haut de son piédestal, tel un samouraï armé de son sabre, le maître des loups a bien du mal à poser son autorité.La meute des loups à ses pieds le considère avec des grognements lourds et assourdissants. Ne dit-on pas: » La mauvaise garde nourrit les loups »?

En effet, face à ces 95 loups, le maître ne peut que battre en retraite en essayant de ne pas trop laisser paraître sa peur intrinsèque. Et les loups de lui crier: « Ah ! Tu croyais nous imposer ta loi! » mais tel cherche le troupeau qu’il trouve le loup! »

Le maître, debout sur son socle tient malgré tout à imposer sa loi, tel un dictateur, bien que terrassé par ses angoisses. Les loups n’en démordent pas. Ils ne se comporteront jamais comme des moutons! Et malgré leurs babines relevées, leurs dents pointues bien apparentes, leurs muscles tendus, prêts à bondir, rappellent à leur maître que  » le loup, où il demeure, ne fait point de dommages! »