acrostiche: mer blanche

Milliers d’oiseaux,

Elégantes aigrettes garzette,

Ruisseaux cascadant,

Bouleaux blancs fremissant,

Lacis d’étiers regorgeant de coques et de palourdes.

Ambivalence terre , mer…

Nature sauvage,

Chevaux proches,

Hirondelles rasant l’eau,

Eden fouesnantais.

Françoise

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Un puits découvert proche de la chapelle St Sébastien…il a le mauvais oeil dit-on…inventez…

Eh oui, ce puits découvert il y a quelques années a mauvaise réputation.

Il était une fois il y a eux siècles un riche meunioer et le Seigneur du henvez  se détestaient.

Le meunier avait une fille  unique Laure, le seigneur un  seul fils.
Ce qui devait arriver se produisit. Les jeunes tombèrent amoureux.

Le seigneur refusa le mariage, le meunier ne sut pas s’opposer.

Le seigneur fit croire à son fils Aymeric que la jouvencelle était entrée au couvent, son fils desespéré se jeta dans le puits .

La fille Laure à son retour, ne retrouva pas son amoureux, elle  devint folle de désespoir  et  se noya dans ce même puits.

Le seigneur et le meunier périrent de regrets, de chagrin. 

Leurs gens laissèrent les ronces envahir le puits , sa mémoire en fut perdue jusqu’à ce qu’une débroussailleuse municipale ne heurte les pierres…

C’est devenu un lieu de papotage, de rendez-vous, de halte.

Gaëlle projette d’y poser une boite à livres; Et vous avez-vous des idées?

 

Françoise

un héritage surprenant…

Me voici sidérée, l’oncle Aristide plus de ce monde, lui solide comme un roc, je suis  émue aussi  de savoir qu’il me donne  » Flambeau » et une jolie somme pour son entretien…

Depuis l’âge de 4 ans j’ai une passion pour les chevaux, au Mans un poulain était mon ami  puis j’ai eu la chance d’habiter proche de Maisons Laffitte et de cotoyer les écuries.

Ce cadeau de Flambeau me touche beaucoup, que vais-je  en faire?

Chez moi un grand jardin mais un jeune chien et pas de paddock, Flambeau a un niveau de vie élevé, il va arriver avec son harnachement, son ami le gros lapin qui vit  avec lui, un lapin bélier craquant qui sait toujours le calmer.

Pas de panique , à côté de chez moi, un haras, celui de la Mer Blanche il y sera pris en charge avec égards, Il sera promené, ira en pature avce Schénoa la belle taquine, avec Toty town le magnifique, avec Tutti l’impérial gris pâle.

Parfois il marchera dans l’eau de la mer blanche, les visiteurs qui passent assez nombreux dans le chemin ombragé s’arrêteront pour lui parler.

En face je ne doute pas que les 3 chevaux de Laurent ne fassent sa connaissance, la jolie lusithanienne lui fera les yeux doux.

J’irai le voir quasi tous les jours, je lui ferai faire un tour .

Ce sera le bonheur pour nous deux.

Françoise R’

 

 

Le puits qui a mauvaise réputation….

Visiteur, si un soir de pleine lune, tu passes par le chemin de Leurbrat, ne t’arrête pas au puits de pierre, il a mauvaise réputation….

En effet une légende dit qu’au XVIII siècle, des religieuses tout de blanc vêtues s’occupaient de prisonniers. Ils logeaient dans une prison proche du château. La guerre entre Chouans avait mobilisé les paysans de la région et ces prisonniers les remplaçaient dans les champs et au travail de la ferme.Ils travaillaient durement toute la journée et ne voyaient que les soeurs qui leur apportaient un peu de pain , du lard et une cruche d’eau.

Le châtelain avait deux filles. Elles s’ennuyaient au château car la vie y était austère. Un jour, lors de sa promenade, une des filles entendit des voies masculines de l’autre côté du chemin. Elle écarta les feuillages et vit les prisonniers qui ramassaient les pommes de terre. L’un deux était grand, fort bien bâti, il maniait la bêche avec dextérité. Curieuse, la jeune fille écarta un peu plus les branchages ce qui provoqua un bruit que l’homme entendit. Il se retourna juste à  temps pour apercevoir la jeune fille. Leurs regards se croisèrent et ce fut le coup de foudre immédiat.

Tous les soirs, ils se retrouvèrent en cachette près du puits de pierre. L’autre jeune fille qui était très jalouse les surprit et en parla à leur père qui furieux, alla chercher le prisonnier et le jeta dans le puits. Sa fille, folle de désespoir, s’y jeta à son tour . Le châtelain fit sceller celui-ci pour que personne ne les délivre, et par certaine nuit de pleine lune, on entend une complainte sortant des profondeurs du puits.

Nouvelle récurrente

Chacun choisit le passage qui reviendra régulièrement, une phrase qu’on a souvent entendue…Pour moi ce sera:  « tu verras ma petite plus tard quand tu auras mon âge tu en auras vu des choses » Puis en troisième consigne on ajoute un trait après chaque paragraphe. Ce sera sur le thème : Je me souviens… »

 

Je me souviens des  nuits difficiles au Mans pendant les bombardemens, nous n’allion splus dans l’abri.Tu verras ma petite quand tu auras mon âge tu en auras vu des choses.Je me demande si nous n’étions pas inconscients.

 

Je me souviens de mon  admiration pour la prof qui traçait à main levée des cercles parfaits pour ses démonstrations de géométrie.Tu verras ma petite plus tard quand tu auras mon âge tu en auras vu des choses.J’ai réussi en m’entraînant à réussir l’exploit rien que pour voir mes collégiens béér d’admiration.

Je me souviens de ma peur des araignées, peur persistante infondée mélée d’admiration.Tu verras ma petite quand tu auras mon âge tu en auras vu des choses.oui, mais  moi je ne les écrase jamais.

Je me souviens de notre  sidération lors de la mort de Kennedy.Tu verras ma petite quand tu auras mon âge tu en auras vu des choses.Mourir à Dallas où ses conseillers avaient essayé de le dissuader  d’aller.Courage ? inconscience? seuntiment de la baraka?

Je me souviens de l’enchantement de West Side story, des vues époustouflantes sur New york.Revoir ce film me touche toujours, et je rajeunis à chaque fois.Tu verras ma petite quand tu auras mon âge tu en auras vu des choses.film qui ouvrit le règne des comédies musicales.

Je me souviens de mon premier jour de classe avec des élèves différents, une salle vide, pas de matériel , 21 élèves au lieu des 15 prévues.Tu verras ma petite quand tu auras mon âge tu en auras vu des choses.Dès le départ j’ai senti que les autres institutrices me laisseraient seules, chacune pour soi. Cela changera quand j’aurai des stagiaires.

 

Francoise R’ 

Un vieux puits

 

Un vieux puits.

Françoise nous a demandé d’écrire, en nous inspirant de la découverte de ce puits au milieu d’une clairière, une histoire « plutôt gore » …

  • « Chut, les enfants ! Et taisez-vous, aussi, tout le monde . Nous approchons, dans ce lieu à l’allure pourtant plutôt idyllique, du « puits maudit » ; nous risquons de les froisser et de les mettre en colère.
  • Qui donc ?
  • Mais … les morganes, voyons ! Toute la descendance de la fée Morgane, la maléfique. Celle qui vit dans l’eau de l’océan et peut aussi se présenter sur terre, amphibie et immortelle. Et surtout, très méchantes.
  • Je croyais que les fées étaient toujours bienveillantes ?
  • Oh ! que non, malheureux ! Des esprits torturés, machiavéliques, qui jouent la terreur sous l’aspect de très belles femmes attirantes, irrésistibles, piégeuses, comme les sirènes de l’Odyssée … Ne vous éloignez plus, car leurs serviteurs, les trolls et les korrigans, ne tarderaient pas à vous anéantir. C’est de qui est arrivé au fils du Comte de Leurbrat, un soir d’hiver. Revenant de la ville, il s’égara dans la forêt, marcha, longtemps, jusqu’à en être exténué.

Il aurait alors été envoûté par un chant magique … Les morganes l’auraient entouré, encerclé, se serrant contre lui, prisonnier. Elles l’auraient ainsi réchauffé, ébloui jusque l’aveuglement que provoque l’émotion du désir inassouvi …

– ‘On l’aurait, il aurait’ … Comment peut-on supposer tout cela, comment peut-on inventer cette légende ?

  • Ce n’est pas une légende, proféra soudain une voix grave, derrière lui. C’est mon œuvre, petit mortel ! Je suis Morgane, je surveille cet endroit ! A présent, viens donc, approche-toi, jeune homme, regarde, scrute un peu le fond du puits …

Et il s’avance, et sans hésiter monte sur la margelle … « Un corps, un squelette ! » s’écrie-t’il.

  • Non, avec toi cela en fera au moins deux ! »

Un rire épouvantable, infernal, s’élève au fond du bois. La lune éclaire d’un rayon blafard l’ouverture béante du puits, d’où s’échappent des bruits de bulles et des effluves pestilentiels.

L’Ankou* peut maintenant s’approcher. Il embrasse Morgane et tous deux, tels des amoureux intemporels, disparaissent hors de la clairière.

Embrassades fougueuses, rires démoniaques …

L’Ankou, voir ICI

Loïc

Héritages

Le cheval du Papet.

Il n’est plus avec nous, le Papet. Mon papet, respecté et adoré dans la grande famille dont il était le patriarche.

Nous parviendrons, j’en suis certain, à nous en remettre : C’est lui qui nous avait initiés au code, un code secret, pour qu’il continue à vivre en nous.

Il nous avait appris, surtout, à tout relativiser, à classer tout ce qui se présente, reléguant le futile dans les éléments indésirables et polluants.

Aussi, j’ai d’autant plus apprécié son testament-cadeau : son cheval, ce qu’il avait de plus cher ! Une émotion intense, un présent incomparable. Mon Papet, il était mon Papet pour moi tout seul.

– « Il ne faut pas être égoïste, tu sais ! », m’aurait-il sermonné. Mais je sais, maintenant, qu’il faut, de temps en temps, savoir être égoïste. Et que cet apprentissage est long et difficile.

Je me le suis approprié, entièrement, intimement, viscéralement, Crin-Blanc. Il était en pleine force de l’âge. J’ai eu l’idée (saugrenue) de le nommer Fernandel, à cause du film et de la chanson de Brassens. Mais Papet l’avait déjà nommé, et cela c’est sacré.

Au rond de longe, il m’éblouissait de sa beauté, de sa belle allure, et il m’ensorcelait par ce qui ressemblait si fort à des sourires …

J’ai grandi, j’ai mûri sans doute, et j’ai gardé pourtant envers le cheval de Papet (le mien?) une attitude d’enfant, et mes regards débordants d’admiration et d’amour. Oui, l’amour.

Il m’a invité un jour à venir vivre chez lui, au sein de la Camargue. Je n’ai fait ni une ni deux. J’ai été adopté par ses camarades, et me voici qui chevauche Crin-Blanc. Je suis gardian, près d’Aigues-Mortes.

Papet, c’est certain, arbore de là où il est son plus beau sourire malicieux :

Merci, Papet.

Loïc